Les temps du récit : passé simple et imparfait
Français (langue) · 5e
La leçon
Dans un récit au passé, deux temps se partagent le travail :
IMPARFAIT — l'arrière-plan : décors, habitudes, actions qui durent. « La pluie tombait. Chaque soir, il relisait la carte. » PASSÉ SIMPLE — le premier plan : actions brèves, qui font avancer l'histoire. « Soudain, la porte s'ouvrit. »
Image utile : l'imparfait est le décor peint au fond de la scène ; le passé simple, ce que font les acteurs devant.
FORMES À CONNAÎTRE (3e personne du singulier / du pluriel) : chanter → il chanta / ils chantèrent finir → il finit / ils finirent voir → il vit / ils virent prendre → il prit / ils prirent être → il fut / ils furent avoir → il eut / ils eurent venir → il vint / ils vinrent faire → il fit / ils firent
Exemples corrigés
1. Conjugue « prendre » au passé simple, 3e personne du pluriel. (deux mots : pronom + verbe)
Ils prirent. Attention au piège « ils prendrent », qui n'existe pas : prendre fait son passé simple en -i-.
2. Conjugue « venir » au passé simple, 3e personne du singulier. (deux mots)
Il vint. À ne pas confondre avec l'imparfait « il venait » ni avec le présent « il vient ».
3. « Il lisait tranquillement quand la lampe s'éteignit. » Pourquoi deux temps différents ?
Réponse : L'imparfait pose l'action qui durait, le passé simple l'action brève qui l'interrompt
C'est l'emploi le plus fréquent du couple : une action en cours (imparfait) interrompue par une action soudaine (passé simple).
S’entraîner
Des exercices neufs à chaque séance, avec correction, sur l’application du 5e (elle fonctionne sans connexion).
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